D0202-00/0142/EUGE

VILLE DE

MARSEILLE

REPUBLIQUE FRANCAISE

DEPARTEMENT DES

BOUCHES-DU-RHONE

EXTRAIT DES REGISTRES DES DELIBERATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL

Séance du 28 Février 2000

PRESIDENCE DE MONSIEUR Jean-Claude GAUDIN, Maire de Marseille, Sénateur des Bouches-du-Rhône. L’Assemblée formée, Monsieur le Maire a ouvert la séance à laquelle ont été présents 85 membres.

00/0142/EUGE

SECRETARIAT GENERAL – PLAN MARSEILLE EMPLOI – Bilan 1999.

00-2594-PME

– o –

Monsieur le Maire, sur la proposition de Monsieur le Premier Adjoint délégué à l'Economie, à l'Emploi, à la Formation Professionnelle, aux Zones d'Activités, aux Technopôles et à Euroméditerranée, soumet au Conseil Municipal le rapport suivant :

En février 1996, la Ville de Marseille a voté le Plan Marseille Emploi construit autour de 30 propositions visant :

  • l’amélioration de l’environnement économique, pour encourager la création et l’installation d’entreprises et d’activités sur le territoire marseillais,

  • la mobilisation des ressources locales autour d’une préoccupation centrale : le développement de l’emploi,

  • la mise en place de partenariats avec des institutions, des entreprises publiques et privées pour favoriser l’emploi et la création de richesses à Marseille,

  • le soutien à des initiatives innovantes visant à favoriser l’emploi et l’insertion des plus

    démunis.

    Avec ce plan Emploi, la Ville de Marseille s’est naturellement et rapidement imposée

    comme un acteur central et fédérateur sur les questions ayant trait à l’emploi sur le territoire marseillais.

    Au début de l’année 1998, 10 propositions nouvelles, venant compléter le Plan Marseille Emploi, ont été adoptées.

    Le Plan Marseille Emploi est donc aujourd’hui constitué de 40 mesures opérationnelles qui encouragent et développent des coopérations et des partenariats en faveur de la création d’emplois et de richesses.

    • Le Bilan 1999

      L’année 1999 a été caractérisée par la consolidation de l’action engagée depuis 1996 et complétée par les nouvelles propositions votées au début de l’année 1998 :

      1/ Les dispositifs mis en place dans le cadre des différentes propositions sont dans l’ensemble opérationnels et donnent des résultats satisfaisants.

      Les objectifs fixés pour chacune des propositions, en termes de création directe d’emplois, d’amélioration de l’environnement économique, de lutte contre l’exclusion, sont largement atteints, voire dépassés, témoignant ainsi de l’utilité et du réalisme des propositions du Plan.

      2/ Au cours de cet exercice, les différentes actions engagées ont permis de réunir les conditions nécessaires à l’émergence de 4 941 emplois, soit plus du double de l’objectif initial de 2 000 emplois annuels.

      Pour plus des deux tiers, ces emplois ont été proposés par des acteurs privés et relèvent du secteur marchand, ce qui constitue une amélioration par rapport aux résultats des années antérieures :

      Total

      Emplois Privés

      %

      Emplois Publics

      %

      1996

      2 251

      1 032

      46 %

      1 219

      54 %

      1997

      3 515

      2 044

      58 %

      1 471

      42 %

      1998

      3 797

      2 514

      66 %

      1 278

      34 %

      1999

      4 941

      3 503

      71 %

      1 438

      29 %

      Total

      14 499

      9 093

      63 %

      5 406

      37 %

      Globalement l’ensemble des actions menées dans le cadre du Plan a contribué à la création de 14 500 emplois en 4 ans.

      La croissance progressive et régulière des créations d’emplois confirme la légitimité et l’ancrage des actions proposées.

    • Les axes forts de l’année 1999

    1. Des actions plus ciblées pour une amélioration accrue de l’environnement économique des petites entreprises.

      Depuis 1996, la Ville de Marseille fait un effort particulier en faveur des petites entreprises, dont il convient de rappeler qu’elles constituent 94% du tissu économique marseillais et qu’elles sont génératrices de 40% des emplois créés.

      Elle a notamment :

      • mis en place des outils pour faciliter l’accès des petites entreprises aux financements

        bancaires,

      • mobilisé de nombreux acteurs locaux intervenant autour du financement et de

        l’accompagnement à la création d’entreprises : CDC, Région, Crédit Mutuel Méditerranéen, Boutiques de Gestion, RILE, EGEE, OPE, JCE…

        Au cours de l’année 1999, plusieurs actions, portées par le CPEM, ont été développées dans ce sens. Elles portent sur :

      • la consolidation de l’accès des Très Petites Entreprises (TPE) à des financements bancaires (prêts complémentaires à la création et au développement),

      • le renforcement des partenariats avec les acteurs locaux dans le but de coordonner leur action pour soutenir le développement de l’emploi et de l’activité économique,

      • l’extension du dispositif de soutien aux TPE à toutes les communes de Marseille Provence Métropole et le renforcement de son action dans les quartiers urbains fragiles.

    2. Le soutien à de nouvelles activités en faveur de l’emploi des jeunes.

      Au cours de cette année, l’action de la Ville a été en grande partie orientée vers l’emploi en faveur des jeunes. Dans ce cadre, la Ville a participé de façon active au dispositif « Nouveaux Services, Emplois Jeunes ».

      Le Plan Marseille Emploi s’était fixé comme objectif la création de 1000 emplois (Emplois Ville – Emplois Jeunes) sur la durée du mandat.

      Cet objectif est d’ores et déjà dépassé avec la création, à fin 1999, de plus de 1300

      emplois.

      Pour réaliser cet objectif, la Ville est intervenue à deux niveaux :

  • en tant qu’employeur, dans les domaines, notamment, de l’environnement, du cadre de vie, de la sécurité, de l’action socio-éducative, oí¹ de nouvelles activités créatrices d’emplois ont pu être développées,

  • en tant que cofinanceur, auprès des associations développant des projets répondant à des besoins émergents ou non encore satisfaits.

    La démarche proposée par la Ville a visé à mettre en place une véritable stratégie municipale de soutien à de nouvelles activités. Pour ce faire :

  • La Ville a signé un Contrat d’Objectifs en février 1998 avec l’Etat et la Région, portant sur la mise en commun de moyens pour le développement d’activités nouvelles en faveur de l’emploi des jeunes,

  • Elle a mis en place un cahier des charges fixant le cadre précis de son intervention : agir en priorité dans des quartiers sensibles et porter une attention particulière à la formation des jeunes concernés et à la pérennisation des emplois et des activités créés.

  • Un dispositif de suivi et d’évaluation destiné à vérifier la conformité des emplois aux activités et nouveaux métiers est mis en place.

    1. Une dynamique nouvelle en matière de développement économique.

      Une dynamique positive est maintenant enclenchée, qui se traduit par des résultats

      visibles :

  • Le nombre d’établissements installés sur Marseille progresse, avec notamment

    l’implantation de directions régionales et la constitution d’un pôle fort de télécommunications.

  • Tous les secteurs géographiques sont concernés : les quartiers Nord et principalement la Zone Franche Urbaine, la Vallée de l’Huveaune, Euroméditerranée, le Technopôle de Château-Gombert, la zone portuaire, le centre-ville…

    L’action foncière volontariste menée par la Ville porte ses fruits : l’offre foncière pour les activités est passée de 40 à 100 ha dont 35 ha de friches remises sur le marché en 1999.

    La politique dynamique d’accueil des entreprises a permis de créer de la richesse économique mais également de maintenir et générer de nombreux emplois (1342 emplois maintenus et 1713 créés).

    1. La mise en place d’une politique de services de proximité.

    Lancée en 1995 à la suite d’un appel à projets de la Communauté Européenne à travers des projets pilotes sélectionnés, des activités innovantes ont émergé et se sont structurées. Elles créent à présent de l’emploi et contribuent au développement local.

  • Pour favoriser l’émergence de micro-entreprises et de micro-projets culturels, la Friche Belle de Mai a créé un bureau de développement qui accompagne des structures pilotes qui ont dès à présent créé 30 emplois nouveaux.

  • Dans le cadre de l’aide à la personne, un service d’accompagnement des personnes à mobilité réduite est en cours de développement.

    La prestation proposée consiste à accompagner le public visé pendant et après le transport pour un tarif attractif. Elle est effectuée par des accompagnateurs compétents, présents aux heures de pointe auprès des personnes handicapées et des jeunes enfants, et aux heures creuses du milieu de journée auprès des personnes âgées.

    Une expérimentation vient de démarrer et une quinzaine d’emplois sont prévus dans

    un premier temps.

  • Des services de proximité en faveur des personnes âgées.

  • Dans le cadre de sa mission d’aide aux personnes âgées le CCAS a mené une

    réflexion sur le développement et l’organisation de l’offre de services à domicile.

    Sa stratégie est conduite autour de 2 axes :

  • Participer au développement d’associations de services à domicile à Marseille,

  • Créer autour des « espaces services aînés », un réseau  » sentinelles «  chargé de mettre en relation les personnes âgées avec les organisations en mesure de répondre à leurs besoins.

Cette dernière opération devrait créer 50 emplois sur les deux arrondissements expérimentaux : son extension à l’ensemble du territoire pourrait représenter quelque 300 emplois.

Les projets développés ou en cours d’expérimentation, dans tous les domaines aussi divers que l’économie, l’emploi des jeunes, l’aide aux personnes âgées au travers du développement des services de proximité montrent la forte capacité du Plan à rechercher en permanence des pistes de progrès pour répondre d’une manière la plus précise possible aux attentes et aux besoins des Marseillais.

Telles sont les raisons qui nous incitent à proposer au Conseil Municipal de prendre la délibération ci-après :

LE CONSEIL MUNICIPAL DE MARSEILLE

VU LE CODE GENERAL DES COLLECTIVITES TERRITORIALES VU LA DELIBERATION N°96/120/EUGE DU 26 FEVRIER 1996 OUí LE RAPPORT CI-DESSUS

DELIBERE

ARTICLE UNIQUE Il est pris acte du Bilan du Plan Marseille Emploi pour l’année 1999.

Vu et présenté pour son enrôlement à une séance du Conseil Municipal

MONSIEUR LE PREMIER ADJOINT DÉLÉGUÉ À L'ECONOMIE, À L'EMPLOI, À LA FORMATION PROFESSIONNELLE, AUX ZONES D'ACTIVITÉS, AUX TECHNOPí”LES ET À EUROMÉDITERRANÉE

Signé : Renaud MUSELIER

Le Conseiller rapporteur de la Commission ECONOMIE, URBANISME ET GRANDS EQUIPEMENTS demande au Conseil Municipal d'accepter les conclusions sus-exposées et de les convertir en délibération.

Cette proposition mise aux voix est adoptée.

Certifié conforme

LE MAIRE DE MARSEILLE

SENATEUR DES BOUCHES-DU-RHONE

Jean-Claude GAUDIN