PLAN ECOLE D’AVENIR – MISSION D’ASSISTANCE A MAITRISE D’OUVRAGE PROGRAMMATIQUE ET TECHNIQUE, JURIDIQUE ET FINANCIÈRE, ENVIRONNEMENTALE ET CONDUITE DU CHANGEMENT

Nous vous proposons une analyse de l’appel d’offres concernant l’accord cadre pour la Mission d’Assistance à Maitrise d’Ouvrage (AMO) pour le Plan Ecoles. Acessible ici : https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/DCE/2019_61135_0002%20-%20Accompagnement%20professionnel%20individuel%20et%20collectif/

Tout d’abord, l’objet précisé par notre ville :

L’objet de la présente consultation est le suivant : Mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage programmatique et technique, juridique et financière, environnementale, conduite du changement, à la Ville de Marseille, dans ses objectifs et missions du Plan École d’Avenir.

Nous n’avons rien à dire sur cette phrase.

La Ville de Marseille développe et entretient un parc de 470 écoles, lieux d’apprentissage des écoliers marseillais mais aussi de restauration, de détente, de découverte, de vie en société au travers des pratiques méridiennes, péri ou extrascolaires.

C’est bien dit, le faire c’est mieux.

Si elle porte ses missions depuis plus de 200 ans, la Ville est entrée dans une nouvelle période d’investissement d’ampleur dans son parc scolaire : au travers de différentes constructions neuves de groupes scolaires, de la réhabilitation et gros entretien renouvellement d’un nombre important de sites et aussi au travers du choix de démolition-reconstruction de 28 groupes scolaires dites de type GEEP, soit 54 écoles.

nous exigeons qu’elle entre en premier lieu dans une période de fonctionnement, avant de parler d’investissement… ce sont deux curseurs qui vont de pair, malheureusement nous somme face à une politique qui a usé d’une stratégie du patrimoine défaillante sur le fonctionnement, et pauvre sur l’investissement …. le bilan est assurément catastrophique.

Engagée dans un dispositif inédit d’accord cadre en marché de partenariat pour un projet de cette ampleur, la Ville s’est vu remettre en cause son choix par le tribunal administratif. La Ville a fait appel de cette décision. Dans une posture active au regard de la nécessité d’action, la Ville souhaite mener une étude de montages alternatifs au marché de partenariat, d’approfondissements programmatiques, de diagnostic et contractuels, dans l’objectif d’une nouvelle phase opérationnelle, dans le cas où l’appel tardait ou était défavorable. L’accompagnement concerne aussi l’apport d’expertises pluridisciplinaires dans l’analyse croisée des diagnostics techniques, fonctionnels et de la projection des besoins pour un ajustement de la programmation des travaux sur l’ensemble du parc scolaire. Il vise également l’accompagnement dans l’implication des parties prenantes (usagers notamment) dans les objectifs du Plan Ecole d’Avenir. Il vise enfin l’accompagnement au lancement et au suivi (selon les lots) des procédures opérationnelles qui seront menées sur les écoles amenées à être renouvelées et pour la construction neuve.

Bon, sinon, c’est beau comme tout, très ampoulé …

La Ville place au coeur du plan les objectifs de performance et de durabilité, de la conception à l’exploitation, des usages aux bâtiments. Elle souhaite pour cela être accompagnée par une assistance pluridisciplinaire, objet de la présente consultation.

Attention, il faut rappeler que pour faire des PPP, la collectivité doit être accompagné par une assistance juridique, technique, et financière. Vous comprendrez que le fait que la ville fasse appel à ce type d’AMO non plus pour les seules écoles GEEP mais désormais pour toutes les écoles destinées à être déconstruites et construites, nous pouvons être inquites.

Page suivante, des informations sur la décomposition en lot :

Le lot 1 : Assistance Programmatique et technique

Entre 40k€ et 450k€ sur la totalité des 4 ans de durée du présent marché.

La Ville souhaite, en premier lieu, engager une étude de montages alternatifs au marché de partenariat dans l’objectif de renouvellement d’une trentaine de groupes scolaires intégrant les écoles de type GEEP. En complément des missions d’accompagnement juridique et financier qui prendront place dans le lot 2, la Ville a besoin d’un accompagnement technique qui prend place dans ce lot 1. Cette prestation se traduira par l’émission d’un bon de commande de type A détaillé ci-dessous.

Le ton est donné : la ville relancera les PPP sur les GEEP ! il ne faut pas se leurrer, elle reste en pilotage, et souhaite revoir sa copie retoquée par le Tribunal Administratif. Le délai imparti à compte de la notification de ce bon de commande A est de 3 mois.

En second lieu, au travers de la procédure engagée pour le renouvellement des écoles de type GEEP et la construction d’écoles neuves, la Ville a travaillé à l’établissement de Programmes mais aussi de projets de contractualisation (basé sur l’optique du marché de partenariat). Elle y a positionné un certain nombre d’objectifs, d’exigences, de partage de risques et de garanties.

Et plus largement, au travers de la conception, construction, exploitation des 444 écoles marseillaises (470 unités pédagogiques), la Ville a développé une connaissance et expertise multiples sur chacun de ces champs et sur leur imbrication.

Elle souhaite aujourd’hui travailler à l’enrichissement des programmes et contrats ou projets de contrats établis en requestionnant certains positionnements dans une logique aboutie de durabilité et de coût global mais aussi de projections des évolutions programmatiques.

oui, ça s’appelle de la stratégie de patrimoine … et vous savez quoi, au risque de vous l’apprendre, vous avez même une Direction de la Stratégie Foncière et du Patrimoine avec pour Directrice Mme Laurance Deschamps (http://mairie.marseille.fr/administration-de-la-commune/organigramme), que la deuxième ville de France s’en préoccupe aujourd’hui nous préoccupe …

La présente prestation vise à accompagner la Ville dans ces approfondissements qui viseront chacun des champs programmatiques, fonctionnels, techniques, de l’exploitation ou contractuels mais surtout leur approche croisée, à l’exception des champs environnementaux dont le cadrage est défini dans le CCTP du lot 3.

Pour exemple, dans une démarche d’amélioration continue, la Ville souhaite retravailler, enrichir, rechercher des innovations et un positionnement durable sur chacun des champs ci-dessous :

• Fonctionnels : repréciser les objectifs de l’école, les méthodes pédagogiques, leur interrelations avec les espaces, les tailles – modèles de groupes scolaires, le fonctionnement en groupe classe et en atelier (et l’utilisation des ateliers prévus aux Programmes) et creuser en lien la question espaces de concentration/créativité, requestionner le choix d’une non mutualisation des espaces de restauration, et, à l’inverse, le développement d’espaces mutualisés (gymnases, salle polyvalente) ouverts à des pratiques péri- ou extra-scolaires, approfondir certaines questions et circuits logistiques

Mouai … alors nous faire croire que vous prenez une Assistance à Maitrise d’Ouvrage pour faire ça …

• Technique : dimensionnement des fluides (en réalisant des projection
d’évolutions des usages), exigences acoustiques

Dimensionnement des fluides ?! c’est le rôle des BET ! Exigences acoustiques ?! Mais c’est réglementé ! Hors sujet …

• Exploitation : en premier lieu, sous l’angle des exigences en terme d’exploitation (dans un contrat global pouvant par exemple prendre place dans le renouvellement des GEEP mais aussi dans le contrat d’exploitation et services pratiqué sur l’ensemble du parc) : exigences en terme de service, dispositif de suivi, performances en site occupé ; en second lieu, sous l’angle de la mesure des conséquences en terme d’exploitation/maintenance des choix fonctionnels et techniques

Bon bref Faire un PPP ou un MGP (Marché Global de Performance), dites-le clairement au lieu d’utiliser des termes détournés). Donc là clairement, vous être en train de dire que l’AMO devra innover en allant chercher du coté des Marchés PPP ou MGP ! là nous disons bravo à l’innovation et à la recherche d’idées !

Les prestations traitées dans le cadre du lot 1 devront, si besoin, inclure une dimension environnementale traitée dans ce même lot 1.

Ces prestations seront exécutées au travers de l’émission de bons de commande de type B détaillés ci-dessous et applicables à différents sujets.

Le délai imparti à compte de la notification de ce bon de commande B est seulement de 20 jours !, y compris une réunion avec les fonctionnels.

Ensuite, et dans l’optique des approfondissements programmatiques, la Ville est également engagée dans une nouvelle de démarche de diagnostic des usages, notamment sur les bâtiments GEEP et autour des constructions neuves. Elle se fera en lien avec le lot 4 d’accompagnement à la conduite du changement.

La présente prestation comprend un accompagnement à la conduite du diagnostic et sur les projections programmatiques, dans le cadre du renouvellement de groupes scolaires ou la construction neuve, au travers du bon de commande de type C précisé ci-dessous.

Le bon de commande C est à proprement dit la grille de l’audit technique. Attention pas l’audit, mais la méthodologie pour l’audit.

Enfin, la présente prestation inclut l’apport d’expertises, programmatiques et techniques, dans le travail d’articulation des diagnostics techniques, fonctionnels et de la projection des besoins en vue d’un ajustement si besoin de la programmation de travaux envisagée sur l’ensemble du parc scolaire.

Les expertises pourront également concerner la réalisation de plannings.

Cet apport d’expertises, spécifiques, fonctionnelle, technique, d’exploitation ou architecturale dans le périmètre du Plan École d’Avenir fera l’objet de bons de commande de type D : expertises dans le travail d’articulation entre les différents diagnostics à l’échelle du parc, expertises plus approfondies sur un des volets précédemment étudiés (benchmark, expertise, étude des scénarios, chiffrages), réalisation de planning.

Voici la liste exhaustive des bons de commande :

>> Bon de commande de type A – Étude de montages alternatifs au marché de partenariat
>> Bon de commande de type B – Étude spécifique sur un questionnement programmatique ou technique
>> Bon de commande de type C – Étude de diagnostic et d’évolution >> programmatique, fonctionnelles, sur un site scolaire
>> Bon de Commande de type D – Journée d’étude – apport d’expertise
>> Bon de commande de type E – Note d’impacts de sujets clés
>> Bon de commande de type F – Participation atelier ou comité de suivi
>> Bon de commande de type G – Assistance à la rédaction d’une consultation de type marché global de performance (MGP)
>> Bon de commande de type H – Assistance rédaction consultation MGP (site supplémentaire)
>> Bon de commande de type I – Assistance rédaction consultation MOP
>> Bon de commande de type J – Assistance rédaction consultation de conception réalisation

Lot 2 – Études et notes d’expertises juridiques et financières

Entre 30k€ et 300k€ sur la totalité des 4 ans de durée du présent marché.

La Ville souhaite, en premier lieu, engager une étude de montages alternatifs au marché de partenariat dans l’objectif de renouvellement d’une trentaine de groupes scolaires intégrant les écoles de type GEEP.

N’y voyez pas dans cette introduction une volonté vertueuse de notre ville, pour faire un PPP, la loi oblige à faire préalablement une évaluation des modes de réalisation. L’objet de ce lot est exactement ça.

La présente prestation consiste en une mission d’accompagnement juridique et financier qui sera alimentée par la mission d’accompagnement technique qui prend place dans le lot 1. Cette prestation se traduira par l’émission d’un bon de commande de type A détaillé ci-dessous.

En second lieu, au travers de la procédure engagée pour le renouvellement des écoles de type GEEP et la construction d’écoles neuves, la Ville a travaillé à l’établissement de Programmes mais aussi de projets de contractualisation (basé sur l’optique du marché de partenariat). Elle y a positionné un certain nombre d’objectifs, d’exigences, de partage de risques et de garanties.

En clair l’AMO repartira du travail effectué pour les précédents PPP, ceux-la mêmes qui ont été retoqués au Tribunal Administratif

Et plus largement, au travers de la conception, construction, exploitation des 470 écoles marseillaises, la Ville a développé une connaissance et expertise multiples sur chacun de ces champs, techniques et contractuels et sur leur imbrication.

Peut-être experte, mais bon, se faire retoquer au tribunal administratif sur un des plus gros PPP de l’histoire de France, on reparle du stade ?

Elle souhaite aujourd’hui travailler à l’enrichissement de programmes établis et requestionner certains positionnements dans une logique aboutie de durabilité et de coût global. Elle souhaite également explorer au maximum les champs législatifs, réglementaires et contractuels pour viser à encadrer au maximum les objectifs de performance en matière d’exploitation mais aussi de maintenance courante et de gros entretien renouvellement dès la conception des ouvrages, dans les différents montages.

Bref, faut reprendre le dossier,et rectifier les erreurs …

Elle souhaite aussi poursuivre l’analyse des pistes de financement, renforçant la soutenabilité pour la collectivité (subventions…)

poursuivre l’analyse …. sérieusement … on ne peut pas dire que la ville de Marseille brille par ses recherches de financement (ne seraient-ce que les fonds européens …).

La présente prestation consiste en la production d’expertises en matière juridique et financière visant à accompagner la Ville dans ces approfondissements visant à la durabilité des bâtiments scolaires et à leur financement dans le temps.

Pour exemple, la Ville souhaite, dans une logique d’amélioration continue, retravailler, enrichir, rechercher des innovations et un positionnement durable sur chacun des champs ci-dessous :

• Contractuels : exigences et garanties en lien avec les points clés de durabilité, dans l’ensemble des montages dans lesquels la Ville conserve la maîtrise d’ouvrage, au stade des consultations puis des contractualisations

Rien compris ….

• Financiers : creuser la question des subventions et leur impact éventuel sur les exigences programmatiques, modélisation financière des coûts globaux…

Bon on avait compris que vous aviez enfin compris que des subventions pouvaient/ devaient être trouvées …

Bon de commande de type A Etude de montages alternatifs au marché de partenariat
Bon de commande de type B Etude spécifique sur un questionnement juridique, contractuel ou financier
Bon de commande de type D Journée d’étude – apport d’expertise selon le profil JURIDIQUE
Bon de commande de type D Journée d’étude – apport d’expertise selon le profil FINANCIER
Bon de commande de type E Note d’impact de sujets clés
Bon de commande de type F Participation atelier ou comité de suivi sur 1/2 journée selon le profil JURIDIQUE
Bon de commande de type F Participation atelier ou comité de suivi sur 1/2 journée selon le profil FINANCIER
Bon de commande de type G BC rédaction consultation de type marché global de performance pour 5 sites
Bon de commande de type H BC rédaction consultation de type marché global de performance pour un site supplémentaire
Bon de commande de type I BC Rédaction consultation de type MOP pour un groupe scolaire
Bon de commande de type J BC Rédaction consultation de type conception réalisation pour un groupe scolaire

Petite paragraphe en fin de CCTP pour ce lot, ils sont chauds prêts à en découdre :

Lot 3 : Assistance en matière environnementale

Entre 20k€ et 100k€ sur la totalité des 4 ans de durée du présent marché.

En complément des priorités de réhabilitation ou de GER et des constructions d’écoles neuves, la Ville place parmi les plus grandes des priorités le renouvellement de ses écoles de type « GEEP ».

Ces établissements ont été construits en France dans les années 60 afin d’apporter une réponse rapide et économique à une forte pression démographique scolaire. Ils ont été réalisés par l’utilisation d’un procédé de standardisation et de préfabrication en structure métallique.

Ils présentent aujourd’hui des enjeux en matière de stabilité au feu qui ont conduit en 1993, la sous-commission départementale de sécurité à imposer des mesures compensatoires, notamment SSI de catégorie A. Ils affichent également des difficultés d’exploitation et de maintenance en lien avec la déformation des menuiseries extérieures ou encore des insuffisances en matière de performance thermique. Les possibilités de mise aux normes d’accessibilité des bâtiments sont, d’autre part, à la fois réduites et
coûteuses.

Aussi, au travers d’une analyse prenant en considération différents critères, la Ville a fait le choix en 2016 d’une reconstruction-démolition de ces écoles.

C’est en premier lieu un choix de durabilité et de coût global. S’il s’avère peut-être plus coûteux en investissement initial qu’une réhabilitation lourde (et cette démonstration reste cependant à faire), la Ville est persuadée que celui-ci sera bien moins coûteux sur le long terme, à la fois dans les réinvestissements nécessaires dans la durée et sur l’exploitation et l’entretien maintenance.

c’est pas faux pour la construction mais alors on ne parle plus de l’exploitation maintenance faite par un partenaire privé.

C’est, en second lieu, un choix environnemental. Même dans le cas d’une réhabilitation lourde, les niveaux de qualité environnementale et de confort des usagers (qui entrent d’ailleurs dans les critères de label environnemental), ne seront pas au même niveau que ceux d’une reconstruction.

C’est, ensuite, un choix urbain et social. Les écoles ont été construites à une époque ou le rapport avec l’urbain n’était pas le même. Leur démolition-reconstruction offrent des possibilités de changement de rapport avec l’urbain qui ont une importance notable, plus encore dans certains quartiers. La possibilité de reconsidérer le rapport au gymnase (avec un accès direct sur la rue) ou à d’autres espaces mutualisés (salle polyvalenteD)
permet une autre utilisation de ceux-ci et offrent une nouvelle offre d’équipements extrêmement importante.

Ok, mais attention allez voir dans les autres collectivités si la mutualisation de locaux public fonctionnent bien. ET puis imaginer ça sur un PPP ou MGP, là c’est de la pure folie.

C’est, enfin, un choix de continuité du service public, critère de performance de service en site occupé qui constitue également un élément central. Dans le cas de choix de reconstruction de l’école dans un autre endroit du foncier de l’école, la possibilité de construire puis de déconstruire, sans déménagement des enfants ou propositions de
modules provisoires constitue un élément auquel la Ville attache une importance tout à fait particulière.

C’est pas faux.

La Ville souhaite, dès à présent, conduire une étude de montages alternatifs au marché de partenariat, dans le cas où l’appel tarderait ou serait défavorable à celui-ci. Un focus particulier sera porté sur la recherche de durabilité et de performance des bâtiments, en considérant les enjeux de performance de l’exploitation dès la phase amont.

la durabilité et de performance des bâtiments … ce n’est pas en le répétant à tout bout de phrase que cela va se faire … tout ça pour faire un lien logique vers le Marche Global de Performance. Mais vous savez que vous pouvez également faire du suivi de performance en loi MOP, certes de manière différées sur les performances de consommations d’énergie puisque les études, travaux, maintenance ne sont pas les mêmes acteurs et donc risquent de se renvoyer la responsabilité. Mais c’est possible, avec un bon contrat.

La procédure de marché global de performance sera, par exemple, à nouveau analysée dans ce cadre. L’enjeu de performance de ces écoles et plus largement des retombées sur la performance de l’ensemble des écoles de la Ville est effectivement clé.

Ah bah voilà, nous en parlions, promis ce paragraphe n’avait pas été lu …

Les procédures de conception réalisation ou les procédures des marchés en maîtrise d’ouvrage publique dans sa forme classique, largement utilisées et adaptées dans de nombreux cas, seront également réétudiées dans cette analyse comparative.

Nous sommes sûrs que nous pourrions nous entendre ..

La Ville compte également tirer profit du temps imposé par le tribunal pour mener des travaux d’enrichissement et innovations, en matière contractuelle et juridique. Ceux-ci viseront à lier les contrats de conception, de construction et d’exploitation dans leurs enchaînements successifs, et à y inclure des clauses visant à la durabilité des ouvrages.

Vous pouvez nous dire merci !

Elle poursuivra également l’étude des subventions envisageables pour les écoles (environnementales, nationales, européennes) et les exigences programmatiques liées ; celles-ci seront incluses dans la modélisation financière globale de l’ensemble du parc scolaire marseillais.

Encore ces subventions ?! Bigre !

Un positionnement sera pris par la Ville, a priori en fin d’année 2019, et le nouveau plan décliné.

Tout est dans le « a priori » : Du latin a priori, par abréviation de a priori ratione qui signifie par une raison qui précède (sous-entendu par l’intuition). L’expression comporte un solécisme en latin : la préposition ab demandant l’ablatif, la formule correcte devrait être a priore ratione.

Dans ces quelques mois de suspension de la procédure, la Ville souhaite également poursuivre des travaux d’enrichissements et d’innovations programmatiques, déjà engagés.

De rien !

Un retour d’expériences sur les écoles construites ces dernières années mais aussi un benchmark d’autres groupes scolaires sera mené. Des analyses technico-financières de certains choix en coût global intégrant les impacts financiers mais aussi sur le confort des usagers seront précisées.

Un travail approfondi sur les usages actuels et futurs des écoles sera mené avec l’ensemble des parties prenantes dans une démarche de conduite du changement. Enfin, la Ville souhaite à nouveau creuser les enjeux urbains et fonciers de l’ensemble des sites concernés.

Ne creusez pas trop. Attention aux fouilles archéologiques …

Les résultats de ces travaux trouveront place dans la ou les procédures de
renouvellement des GEEP mais aussi des écoles neuves et de restructurations dont la Ville porte la maîtrise d’ouvrage ou encore sur les autres écoles au travers d’un dialogue avec partenaires mandatés.

Plus largement, les travaux sur le Programme d’Exploitation et les dispositifs de suivi de l’exploitation viseront à la cohérence avec les dispositifs en place et auront, par là, des retombées sur l’ensemble de l’exploitation du parc des écoles.

Bref, la mise en place d’une stratégie de maintenance …

La Ville a également choisi de répondre favorablement à la demande de diagnostic technique de l’ensemble du parc scolaire formulée par de nombreux concitoyens. Elle demandera un cofinancement à l’Etat puisque celui-ci a également confirmé son intérêt sur ce sujet.

A la bonne heure … Nous ne voyons pas ce que l’état vient faire là…

Si la Ville possède sa propre connaissance de son parc, une expertise externe, bien qu’ayant un coût, est intéressante. Elle ne doute pas que celle-ci viendra confirmer la nécessité du renouvellement des écoles de type GEEP.

Mais personne n’en doute, ce qui est remis en cause c’est le mode de réalisation en PPP et l’impact nécessairement sur la capacité à investir et de fonctionnement pour les autres écoles …

Complétés des résultats d’un diagnostic fonctionnel et mis en perspective d’une analyse des besoins scolaires qui sera renouvelée sur l’ensemble du Parc, la Ville ajustera, au besoin, sa programmation de travaux : sites qui feront l’objet d’un renouvellement, d’une réhabilitation / restructuration / extension, nouveaux sites à développer, sites qui feront l’objet de maintenance / GER et enveloppes financières associées, dans des temporalités préalablement définies.

C’est bien, ça s’appelle un PPI pour un PSP …

L’adaptation des bâtiments aux usages, qui évoluent, se trouve grandement enrichi par un travail avec les usagers. En complément des diagnostics, des échanges seront conduits avec les parties prenantes des écoles, notamment sur les écoles amenées à être renouvelées. La Ville proposera à l’Etat de travailler en ce sens.

C’est bien, ça s’appelle de la concertation et de l’échange … ouh, mais dites-nous, ça vous requinque une défaite au TA ?!!

D’autre part, la Ville mène une politique active en matière de communication autour des travaux réalisés sur chacun des établissements scolaires (des panneaux précisant les travaux réalisés ont été apposés sur chacun d’entre eux). Elle souhaite poursuivre cette stratégie et faire partager la vision globale et la stratégie d’intervention sur l’ensemble de
son parc. Le renouvellement des GEEP, bien que nécessaire, n’en représente qu’une partie et la Ville souhaite le confirmer.

politique active en matière de communication…. des panneaux… Appelez-nous le responsable de la communication !

Au travers de la procédure engagée pour le renouvellement des écoles de type GEEP et la construction d’écoles neuves, la Ville a travaillé à l’établissement de Programmes mais aussi de projets de contractualisation (basés sur l’optique du marché de partenariat). Elle y a positionné un certain nombre d’objectifs, d’exigences, de partage de risques et de garanties.

Et plus largement, au travers de la conception, construction, exploitation des 470 écoles marseillaises, la Ville a développé une connaissance et expertise multiples sur chacun de ces champs et sur leur imbrication.

Elle souhaite aujourd’hui travailler à l’enrichissement des programmes et projets de contrats établis pour le renouvellement de groupes scolaires et la construction neuve et requestionner certains positionnements dans une logique aboutie de durabilité et de coût global. Ces approfondissements viseront chacun des champs programmatiques, fonctionnels, techniques, de l’exploitation ou contractuels mais surtout leur approche croisée. Les prestations seront de deux types définis ci-dessous.

Note d’analyse des programmes de renouvellement de groupes
scolaires sous l’angle de la performance environnementale

Il s’agira en premier lieu de mener une analyse critique des positionnements pris dans les programmes établis sur le renouvellement des GEEP (notamment les programmes techniques et d’exploitation maintenance), sous l’angle de la performance environnementale, de long terme des ouvrages et incluant la dimension confort/adéquation aux usages et de coûts globaux. Cette prestation se traduira par l’émission d’un bon de commande de type A.

Notes d’expertises sur des questionnements programmatiques et
techniques spécifiques, sous l’angle de la performance environnementale

La présente prestation consiste en la réalisation d’études de questionnements programmatiques ou techniques sous l’angle de la performance environnementale (intégrant l’ensemble des enjeux du cycle de vie des bâtiments et de réponse aux usages/attentes) pour préconiser des positionnements de la maîtrise d’ouvrage au travers d’exigences au stade programmatique.

Cinq sujets sont déjà définis.
• Durabilité des matériaux et procédés constructifs
• Performance environnementale de l’enveloppe des bâtiments
• Ventilation/température/qualité de l’air
• Ressources énergétiques
• Performance environnementale et comportement/implication des usagers

Bon, bref, c’est la rédaction d’un Plan d’Exploitation Maintenance Type …

Les autres sujets seront précisés à l’issue de la réalisation du bon de commande de type A et des préconisations des sujets méritant approfondissements, sous l’angle de la performance environnementale, qui y seront faites.

Ces prestations seront exécutées au travers de l’émission de bons de commande de type B . Elles pourront faire l’objet d’un bon de commande de type D en complément sur ces mêmes sujets, si le sujet nécessitait une expertise plus approfondie sur un de ses volets (benchmark, expertise, étude des scénarios, chiffrages)

Lot 4 :

Entre 20k€ et 100k€ sur la totalité des 4 ans de durée du présent marché.

Dans cette démarche, la Ville est persuadée de deux éléments fondamentaux :

Les bâtiments et leurs technologies constituent des « outils » au service d’objectifs en termes d’usages des écoles (d’apprentisage, de détente, de découverte, de vie collective,…)
la participation des usagers à leur conception, leur évolution est un facteur de réussite des projets, d’acceptation des changements mais aussi d’enrichissements des usages, par leur requestionnement

Et bien voilà une belle chose !

L’École d’avenir en terme de bâtiment sera définitivement au service d’une École d’Avenir en termes de pratiques. Et la réflexion sur le bâtiment mènera inéluctablement à la réflexion sur les pratiques et sur leurs évolutions.

Et bien voilà une belle chose !

La présente prestation consiste en un accompagnement de la Ville (et de ses
partenaires : État) dans sa démarche d’échange avec l’ensemble des parties prenantes sur les usages et pratiques des écoles et de leur évolution, dans le cadre opérationnel du renouvellement et de la construction neuve de groupes scolaires mais aussi de réflexions transversales sur l’Ecole d’Avenir, menées à l’échelle du parc scolaire.

Que c’est beau !

Cet accompagnement prendra place en premier lieu au travers de la conduite d’ateliers d’enrichissements des projets qui pourront avoir des objectifs et des formes variables.

Le lancement de deux ateliers (de type A1 ou B1) est a priori prévu dès la notification du marché. La Ville se réserve le droit de confirmer ou infirmer cette information.

A1 – Ateliers d’enrichissements du programme ou des projets réunissant un grand nombre de parties prenantes

La prestation consiste en l’accompagnement de la maîtrise d’ouvrage dans l’animation d’un atelier réunissant un nombre important de parties prenantes (usagers, experts) visant à travailler sur des enrichissements, notamment fonctionnels, de Programme ou des Projets.

Il est envisagé d’y associer une cinquantaine de parties prenantes : quelques représentants de chacun des usagers (équipe éducative, ATSEM, personnel de restauration, de l’exploitation, parents, enfants), des directeurs/chargés de projets/techniciens, de la ville et des partenaires, des experts des lots 1, 2 et 3.

B1 – Animation d’un atelier réunissant une trentaine de personnes En complément de travaux visant aux pratiques éducatives et aux programmes pouvant s’appliquer sur toute école, chaque école s’inscrit dans un site, une histoire, une culture, un quartier.

La présente prestation vise à l’accompagnement sur un site donné (site de
renouvellement ou de construction neuve).

Cet atelier aura des objectifs similaires aux commandes de type A à savoir :

• L’enrichissement voir l’apport d’innovation dans le Programme ou les Projets
• La construction d’une vision collective de l’Ecole d’avenir ou de ses déclinaisons sur le site
• Le recueil de certaines des craintes mais aussi le partage d’objectifs communs autour du « Plan École » et des transformations en question sur le site

Un nombre moins important de parties prenantes que l’atelier de type A sera a priori concerné. Il est pris l’hypothèse de 20 participants.

Nous applaudissons de nos 72 paires de main !

Pour une école marseillaise, mieux vaut être du septième…

Nous avions détecté une petit incohérence dans le Plan Ecoles Avenir.

32 écoles constituent le patrimoine des écoles GEEP. Or assez rapidement nous comptions que 31 écoles concernées par les PPP.

Il s’est avéré que notre municipalité a rapidement écarté le PPP sur une école et ce dès juin 2016, soit 3 mois après la décision de partir sur une déconstruction/reconstruction des écoles GEEP.

Au Conseil Municipal du 1er avril 2016, est évoqué pour la première fois le plan Ecoles pour les 32 écoles GEEP (voir délibération https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/GEEP/D0MC6%20-%2016-0175-ECSS.pdf).

Au Conseil Municipal suivant du 27 juin 2016, est évoqué le sujet de cette école pour une rénovation complète de cette école (voir délibération https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/GEEP/D0MLH%20-%2016-0418-ECSS.pdf), Autorisation de programme de 1 800 000 € pour les études et travaux.

Au Conseil Municipal du 3 octobre 2016, rallonge de 400 k€ au 500 k€ de départ pour les missions complémentaires de l’AMO qui sera pris pour établir le montage des PPP (voir délibération https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/GEEP/D0MVX%20-%2016-0734-ECSS.pdf).

Au Conseil Municipal du 16 octobre 2017, rallonge de 280 k€ au 1 800 k€ pour les études et travaux de la rénovation de l’école concernée (voir délibération https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/GEEP/D0O4T%20-%2017-2130-ECSS.pdf). A ce même conseil municipal, est approuvé le recours au PPP pour les 31 autres écoles.

Le 20 avril 2018, sort l’appel d’offres du marché de travaux pour un montant estimé de 1 376 000 €HT (voir Règlement de Consultation https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/GEEP/March%c3%a9%20de%20travaux%20-%20170744-2018.pdf).

Le 27 novembre, les lots sont attribués sauf le lot n° 4 concernant la modernisation des portes, fenêtres et remplacement de la quincaillerie qui est infructueux (généralement aucune offre raisonnable au regard du coût estimé de 192 000 €HT à l’appel d’offres).

donc nous avons :

Ecole Maternelle La Roseraie
Lot n°1Désamiantage             91 898,00 € Désamiantage France Démolition SARL
Lot n°2Gros-œuvre           314 401,20 € SC PACA Eurl (SOUCHON CONSTRUCTIONS)
Lot n°3Façades           232 096,00 € Société d’Isolation et de Peinture OMNIUM SAS
Lot n°4Menuiseries          192 000,00 € Montant estimé, lot infructueux
Lot n°5Finitions           199 867,77 € Travaux du Midi Provence SAS
Lot n°6Fluides           284 942,71 € SNEF SA
       1 315 205,68 €

2 points de réflexion :

Pourquoi cette école GEEP du 7ème échappe au traitement des autres écoles GEEP ? Visuellement, cette école semble être aux petits orignons (comme toutes les écoles du 7ème), nous pouvons imaginer que certaines personnes ne souhaitaient pas forcément voir la destruction de la petite école de quartier proprette.

La rénovation d’une école GEEP est donc possible pour notre municipalité, c’est dommage que les 31 autres écoles GEEP ne soient pas dans le 7ème arrondissement.

Mais nous avons donc un estimatif des travaux de rénovation complète d’une école : rénovation à hauteur de 1 315 205 €HT, allez, arrondissons à 3 Millions d’euros en considérant les études et la taille des autres écoles.

Bon cela ferait une centaine de millions d’euros sur 5 ans sur des opérations simples, et répétitives (que des écoles au même mode de constructif) …

Voilà voilà …

Synthèse partiale et partielle

Revenons sur les dates importantes de notre affaire :

  • Avril 2016 : après la crise, la mairie décide d’une consultation pour la réalisation d’une mission d’assistance à l’évaluation préalable en vue du renouvellement des 32 groupes scolaires type GEEP (aucun débat).
  • 1er février 2017 : le marché d’assistance est remporté par l’équipe TAJ Société d’avocats (mandataire principal) + Finance Consult + Artelia Bâtiment et Industrie pour un montant de 574 750 € (voir attribution du marché).
  • 11 août 2017 : la ville envoie le dossier à FIN INFRA et à la DRFIP
  • 12 septembre 2017 : DRFIP envoie ses conclusions
  • 15 septembre 2017 : FIN INFRA envoie ses conclusions
  • 9 octobre 2017 : Commission Consultative des Services Publics Locaux sur le sujet des PPP des écoles (durée 1 heure, salutations, café compris)
  • 12 octobre 2017 : Comité Technique de la ville de Marseille sur entre autres sujets le PPP des écoles (durée 1 heure)
  • 18 octobre 2017 :
  • Comme à son habitude, les élus ont reçu seulement quelques jours avant le conseil le dossier de 211 pages constitué du rapport (6 pages), de l’évaluation (100 pages) , de l’avis de FIN INFRA (32 pages), de l’étude de Soutenabilité (67 pages), de l’avis positif de la DRFIP (4 pages), et pour conclure le tout, du Compte-rendu de la commission consultative des services publics locaux (2 pages)…

Ce qui nous interpelle

Nous avons enquêté et retrouvé les documents envoyés au Comité Technique de la Ville de Marseille et à la Commission Consultative des Services Publics Locaux sur le sujet des PPP des écoles. Nous étions persuadés que ces deux commissions avaient reçu le dossier complet de 211 pages.

Pas du tout.

ils ont reçu un seul document. Une synthèse. Une synthèse partielle. Une synthèse partiale. Bref, une synthèse partielle et partiale.

Vous pouvez le télécharger ici : https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/APPEL/PLAN%20ECOLE%20REUSSITE.pdf

Une Synthèse partielle et partiale

Périmètre de la maintenance

Le répartition de la maintenance entre ce qui resterait à la charge de la ville et ce qui serait à la charge du Partenaire Privé n’est pas indiquée. Seule la phrase laconique suivante est indiquée :

Alors que dans le dossier préparé, le périmètre retenu est bien précisé :

Vous avouerez que ceci peut apporter à discussion et compréhension sur le fait qu’un PPP n’exonere en rien de la responsabilité de la ville sur l’entretien et la maintenance des écoles, puisqu’une bonne partie reste à la charge de la ville, surtout le coût des consommations d’énergie et le nettoyage qui représentent classiquement pour un établissement scolaire près des deux tiers des coûts de fonctionnement.

Sans compter que dans ce genre de contrat, toutes dégradations volontaires non liées à l’usure sont à la charge de la collectivité, nous vous laissons imaginer les discussions interminables, ou pas d’ailleurs selon le rapport de force, sur la prise en charge de certains travaux.

Les montants cachés

Il est improbable de constater que seuls les coûts après valorisations des risques soient présentés et mentionnés dans le document fourni aux commissions ! ci-après l’extrait du tableau communiqué :

Alors que ce coût (après valorisation des risques) même est uniquement utilisé pour justifier le choix du Marche de Partenariat (MP) sur celui d’une réalisation en loi MOP.

Nous rappelons que cette valorisation des risques est illusoire et a été mal utilisée / maitrisée par notre ville, que c’est sur cette valorisation des risques que le tribunat administratif a fondé en partie son jugement.

Il aurait été bien fondé de présenter l’analyse comparative complète. Certe celle-ci aurait amenée des discussions, mais n’est-ce pas normal de se concerter tous sur un sujet qui engagerait la municipalité sur 25 ans pour 1 milliards d’euros ?.

Voici l’analyse comparative du dossier complet :

Le premier tableau de l’image ci-dessus présente le résultat avant la valorisation des risques. Nous découvrons alors que l’analyse des coût fait ressortir la réalisation en loi MOP à 620 M€, soit moins couteuse que la réalisation en PPP à 675 M€.

Le deuxième tableau de l’image présente les résultats après valorisation des risques, et là nous obtenons une loi MOP à 733 M€ (soit une augmentation de 113 M€) alors que le PPP n’a augmenté que de 17 M€ pour atteindre 692 M€, rendant ainsi le PPP favorable à la loi MOP.

Informer de cet état de fait aurait été important pour la compréhension des membres des commissions !

Conclusions de FIN INFRA livrées partiellement

Dans ce document communiqué aux commissions, il apparait :

il aurait été judicieux de reprendre la conclusions complète:

Vous retiendrez que dans la forme, FIN INFRA précise que la ville a fait son choix, dont acte, c’est son choix, FIN INFRA lui recommande alors une liste de points. et ce n’est pas aussi simple que semble faire croire le document communiqué aux commissions.

Ah oui au fait le directeur de FIN INFRA, Salim BENSMAIL, signataire, est parti depuis vers d’autres horizons, nous vous laissons le loisir de lire notre article sur le sujet : https://marseille-contre-les-ppp.fr/salim-bensmail-directeur-de-fin-infra/.

Conclusions de la DRFIP livrées partiellement itou

Dans ce document communiqué aux commissions, il apparait :

Maintenant nous vous livrons la conclusion de la DFRIP (Direction Régionale des Finances Publiques) :

dons pour résumer, les PPP impliquent que la ville fasse des efforts en terme de fonctionnement et soit très vigilante avant de s’en remettre à de nouveaux emprunts, c’est à dire de l’investissement.

Bref.

Bon et puis la cerise (française) sur le gâteau (pas trop sucré pour Jean-Claude, merci)

et bien, ils n’ont tout simplement pas précisé l’usage du foncier possible dans le cadre du PPP dans le document remis aux commissions ! alors que cet usage du foncier est bien spécifié dans les rapports complets, il est même précisé que c’est une volonté forte de la ville de pouvoir utiliser l’emprise foncière.

Nous rappelons que ce qui est appelé la valorisation foncière, consiste à laisser au Partenaire Privé de construire dessus ou à coté des écoles des logements, commerces, … afin de valoriser, comprendre faire baisser la redevance que devra payer la ville de Marseille pour ces écoles.

Voici ce qui est précisé dans l’évaluation préalable au mode de réalisation.

Nous passerons sur les propos de certains élus qui se font forts en disant avoir négocié avec Jean-Claude Gaudin que le foncier des écoles concernées de leurs arrondissements ne soient pas impactées par cette « valorisation foncière ».

Voilà voilà … un peu dense …

Nous nous étonnons que les informations soumises aux commissions (fournies 15 jours avant) aient été aussi légères voir discutables. Nous pouvons nous interroger si les persnones présentes aient bien été informées.

Gageons que la prochaine municipalité prenne l’importance de la transparence et de la nécessité de communiquer avec complétude.

Demande d’Appel et de Sursis à exécution de la part de la Ville

Nous avons pris connaissance mardi 23 avril des argumentaires des demandes d’appel et de sursis à exécution de notre ville.

Lecture de l’appel de notre bonne ville, premier truc : ils ont changé d’avocat ! faut dire que le précédent n’a pas brillé par les victoires. Alors voyons voir… ils ont pris le cabinet d’avocats TAJ du groupe Deloitte.

TAJ?!

Mais, dites-nous, le cabinet TAJ ne serait pas membre par hasard de l’équipe AMO qui a monté le PPP des Ecoles pour un montant de 574 750 € ?

hummm…

ha bah si !!

voir notre article sur notre site : https://marseille-contre-les-ppp.fr/aux-origines-du-ppp/

Il est assez rare qu’un avocat défende sa propre cause pour qu’on le souligne !

et bien à bientôt cher cabinet Taj, La Bise

ANRU propose un audit des écoles des quartiers prioriatires … enfin … proposait ….

Fin 2017, un protocole de préfiguration des projets de renouvellement urbain est signé avec l’ANRU et la métropole pour particulièrement 14 quartiers prioritaires de Marseille : le protocole ANRU n°322 : https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/ANRU/013_NPNRU_Metropole-Aix-Marseille-Provence-Marseille_322_Protocole_du_21-12-2017.pdf

L’opération B3 de ce protocole prévoit un audit des écoles sur les quartiers ciblés afin d’établir une pré-programmation pour préciser les équipements / opération à inscrire dans les conventions futures (co-financées par l’ANRU)
Fin 2018, pour des raisons obscures de stratégie, cette opération B3 est purement et simplement supprimée à l’initiative de la Métropole.

voilà voilà …

Pour ceux qui douteraient en la capacité de l’ANRU à intervenir sur le bâti scolaire : https://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/ANRU/cahier-ecole_et_renouvellement_urbain-sept-2018.pdf

DDEN – Opération « Marseille »

Nous venons d’apprendre qu’un email a été envoyé à toutes les directrices et directeurs des écoles publiques marseillaises les avertissant d’un audit des écoles du 25 avril au 7 mai prochain fait par les DDEN.

Avant tout, c’est quoi un DDEN : http://www.dden-fed.org/fonction-dden/quest-ce-quun-dden/

Nous nous félicitons que les audits démarrent enfin, après plus de 18 mois de demande sans réponse de la mairie sur ce même sujet. Nous rappelons toutefois que cet audit lancé par les DDEN sera un audit de fait d’usage, audit important et nécessaire mais pas suffisant pour avoir une vision exhaustive des travaux à prévoir sur le parc du bâti scolaire. Celui-ci devrait être complété par l’audit des usagers des parents d’élèves, l’audit technique par les professionnels du bâtiment qui ne peut être diligenté que par le propriétaire qu’est la ville ainsi qu’une étude socio-demographique pour anticiper les besoins en classe et en nouvelles écoles. Le tout serait accompagné d’études sur les leviers possibles pour le financement de ces travaux.

Seuls des professionnels pourront alors proposer un plan d’urgence de travaux nécessaires pour la sécurité de nos enfants, un plan pluriannuel d’investissements en travaux lourds, réhabilitations et construction neuves, et une meilleure organisation de l’entretien et de la maintenance qui est manifestement défaillante.

Voici la lettre envoyée hier :

UNION DE VAUCLUSE DES DÉLÉGUÉS DÉPARTEMENTAUX
DE L’ÉDUCATION NATIONALE DE VAUCLUSE

XXXX XXXX, Président
Administrateur à la Fédération nationale
XXXX – 84XXX XXXXX
06 xx 18 xx x2 – xxxxxxx@wanadoo.fr

Aux Directrices et Directeurs d’écoles de MARSEILLE

XXXXX, le 2 avril 2019

Madame la Directrice,
Monsieur le Directeur,

La Fédération des DDEN au niveau national lance une vaste opération de visite des écoles de Marseille avec l’accord du ministère de l’Education Nationale, du Recteur de l’Académie d’Aix-Marseille, du DASEN des Bouches du Rhône et de la mairie de Marseille. Pour cela, nous avons grandement besoin de votre aide et de votre soutien.

L’objectif de la fédération des DDEN est double :
– remplir notre mission officielle de DDEN dans son rôle de médiation et de coordination entre les enseignants, les parents d’élèves, la municipalité, les services académiques. Ils exercent une fonction de contrôle, de vigilance, de proposition :
•         Inspection des locaux, du mobilier et de l’équipement,
•         Sécurité dans et autour de l’Ecole
•         Surveillance des effectifs
•         Participation au projet de travaux et aménagement
•         Restauration scolaire
•         Transports scolaires
•         Activités périscolaires
•         Caisse des Ecoles

– recruter de nouveaux DDEN sur la ville de Marseille qui en manquent cruellement (12 DDEN à l’heure actuelle pour près de 450 écoles). Vous pouvez nous aider dans cette mission.

Une équipe d’une cinquantaine de DDEN de toute la France visitera votre école entre le 25 avril et le 7 mai prochain.
Pour être le plus efficaces possible, il nous faut localiser votre école en fonction des moyens de transports collectifs de la ville (métro, lignes de bus, de tram). Pouvez-vous nous y aider en nous indiquant pour votre école l’arrêt le plus près ?

Nous vous communiquons également le bulletin de visite ci-joint (votre IEN devrait vous le communiquer également) afin que vous puissiez le remplir avant notre visite. Ainsi, nous aurons plus de temps pour la visite et le dialogue avec vous.

A la rentrée des vacances de printemps, nous vous communiquerons le jour de visite de l’équipe des DDEN. L’administration nous a informés de votre jour de décharge, quand vous en avez une. Nous pouvons également vous rencontrer à 16h30, faites-nous le savoir.

Nous tenons à vous remercier chaleureusement par avance, pour votre concours et votre soutien.

Remerciements laïques et républicains

XXXXX XXXXXXX
Administrateur national de la Fédération des DDEN
en charge de l’Opération « Marseille »

Bref ça sent l’opération sous tension politique !!!

1 500 000 € par école sur les 25 dernières années …

Nous avons envie de répondre : Oui et alors ?!.

Il n’est pas faux que la Ville a dépensé 1 500 000 € par école sur les 25 dernières années, il est plus juste de dire la chose suivante :

Pour plus d’explications, nous vous mettons à disposition le compte Administratif 2017 ici : http://collectif-pour-la-renovation-des-ecoles.fr/wp-files/BUDGET/2017/CA2017.pdf

Les informations concernant le budget de fonctionnement pour les écoles est à lire de la page 63 à 65.

Méthodologie proposée pour l’Audit

Nous nous félicitons une première fois de la mise en place de cette « cellule » pilotée par Monsieur FLODROPS, nous considérons qu’elle ne pourra avoir de réelle utilité que si elle intègre les membres actifs (citoyens ou organisations) du collectif.

Nous nous félicitons une seconde fois de la mise à l’ordre du jour par la majorité d’une délibération au prochain Conseil Municipal du 1er avril intitulée « Réalisation d’un diagnostic technique des bâtiments scolaires de la Ville de Marseille » pour ouvrir une autorisation de programme de 6 millions d’euros, et demander des financements à l’état !

Nous avons d’ores et déjà, avec l’aide des compétences internes au collectif qui nous font bénéficier de leur retour d’expériences, mis en place une méthodologie et une organisation sur l’appropriation de la connaissance du patrimoine en vue d’établir un Plan Pluriannuel d’Investissement nécessaire à notre patrimoine bâti scolaire.

Nous sollicitons la ville et le rectorat pour que nous puissions proposer des solutions concernant :
• Audit technique visuel homogène de l’ensemble du patrimoine
• Audit d’usage (enseignants + territoriaux + parents d’élèves)
• Audit socio-démographique des besoins en bâti scolaire
• Établissement d’un plan d’urgence de maintenance corrective (travaux urgents pour une mise aux normes ou répondre à des inaptitudes fonctionnelles)
• Établissement d’un plan pluriannuel d’investissement sur l’ensemble du patrimoine
• Organisation pérenne de la maintenance préventive des bâtiment

Travail préparatoire

L’action préalable est de définir précisément la liste du patrimoine, de récoler et d’organiser la masse d’informations à disposition au sein de la collectivité :

  • Carnet d’identité de chaque établissement
    • découpage en mode constructif distinct (une bâtiment scolaire historique + un bâtiment annexe plus récent)
    • pour chaque découpage : les grands travaux, dates importantes
    • Plan masse
  • Connaissances apportées par les regards extérieurs :
    • Audits divers
    • Rapports des Bureaux de contrôle avec les réserves émises
    • Derniers rapports des commissions de sécurité
    • Liste des appels effectués auprès du service AlloMairie

Les établissements seront prévenus de la venue et de l’identité de la personne qui interviendra au sein de l’établissement. Un questionnaire sera joint à l’information pour récoler les attentes du personnel enseignant et territorial sur leur établissement. Ce document devra être renseigné et remis le jour de la venue du technicien.

Audit technique visuel homogène de l’ensemble du patrimoine

Cet audit doit être réalisé par des sachants professionnels du bâtiment. Ce audit est visuel (ni démontage, ni sondage, ni mesure) et répond à une grille d’appréciation définie pour l’ensemble du parc.

Une grille de 150 points d’audit a été élaborée au sein du collectif. Pour chaque point sont déterminés les niveaux de vétusté proposés, et pour chaque niveau de vétusté, sont précisés des critères visuels d’appréciation afin d’objectiver le regard du technicien. Au delà des niveaux d’appréciations classiques (par exemple A remplacer, Mauvais état, Etat correct, et Parfait état), des appréciation subsidiaires peuvent être indiquées telles que par exemple la nécessite de création ou mise en place, ou bien un défaut d’entretien courant.

Chaque point est rattaché à une ou plusieurs thématiques proposées (Sécurité des biens, Sécurité des personnes, Attractivité, Amélioration, …)

Le technicien sera mobile, équipé (prévoir lampe, échelle, car celles-ci sont souvent inaccessible sur site (vol, cadenassé mais la clé est perdue, …) et devra s’être assuré auparavant de pouvoir accéder aux installations techniques particulières (Chaufferie, Local ascenseur, …). L’appareil photo en haute résolution sera le principal outil du technicien. Une photo embarque un nombre inconsidéré d’informations qu’un calepin aussi grand puisse-t-il être ne pourra égaler.

La grille de diagnostic sera établie en papier privilégié à une solution tablette : Le regard et l’attention du technicien devront être consacrées à son appréciation du bâtiment ainsi qu’à l’écoute de la personne de l’établissement qui l’accompagnera. Cette personne devra idéalement être une personne du personnel enseignant. Un rapide tour de l’établissement avec celle-ci sera effectuée afin de prendre connaissance des locaux, d’être identifié auprès du personnel et des enfants. Ce premier tour rapide au pas de course donnera une première appréciation de l’ensemble de l’établissement ainsi que du ressenti des fonctionnels.

Le technicien réalise alors son audit technique en se référant à sa grille papier et avec la prise très importante. Un pourcentage est établi si la pathologie est ciblée sur une partie du composant (par exemple dégradation partielle d’un bardage). Des points de vigilance liés à l’entretien courant sont également proposés (par exemple une crapaudine obstruée, un défaut présent sur la centrale d’alarme).

Le technicien confronte sa vision avec celle du carnet d’identité établi du bureau, et apporte les modifications nécessaires.

De retour au bureau, le technicien renseigne sa vision technique dans l’outil centralisateur ainsi que les photos les plus représentatives. Un plan de travaux est établi avec des coûts estimés sur la base de ratio qui tiennent plus d’indicateurs que de devis. Chaque programmation de travaux est associé à une ou plusieurs thématiques (Urgence, Sécurité des biens, Sécurité des personnes, …). Par retour d’expérience, le laps de temps entre la visite sur site et ce travail bureau, est bénéfique à l’appropriation générale. Il est toutefois nécessaire d’effectuer la saisie juste après la visite sur site (jour-même ou lendemain).

Audit fonctionnel

Cet audit doit être réalisé par les sachants à savoir le personnel enseignant et le personnel municipal de l’établissent.

Ce audit concerne les conditions de travail et les demandes d’amélioration, et s’appuie sur le document envoyé à l’établissement avec l’information sur la venue du technicien.

Audit usager

Cet audit est réalisé par les sachants à savoir les parents d’élèves.

Un cahier de doléances aura été mis à disposition au sein de l’établissement et ce dès le début de la démarche. L’analyse de ce cahier de doléances sera réalisé par le technicien. Une réunion d’échanges avec les parents volontaires au sein de l’école avec le technicien et le personnel (un enseignant et un municipal), cette réunion réalisée à la fin de l’audit technique technique et fonctionnel présentera les rendus aux parents et devra donc intégré les doléances ensuite des parents.

Audit socio-démographique

Une étude démographique sera réalisée afin d’établir une liste des besoins en classe voir établissements sur le territoire de la ville. Cette étude devra également intégrer la carte isochrone de chaque école avec les équipements de la ville culturels afin d’établir une éventuelle programmation de construction.

La programmation de travaux

La première étape est de mettre à disposition l’ensemble des résultats d’audit par établissement sur une plateforme publique accessible à toutes et tous.

La seconde étape consistera à proposer à la collectivité un plan d’action :

  • Un plan de travaux d’urgence : concernent les travaux décelés tels quels et pour lesquels des risque de danger pour les personnes ont été décelés.
  • Un plan d’études complémentaires : concernant des points de d’audit qui nécessiteraient des investigations supplémentaires.
  • Une amélioration des contrats d’entretien
  • Un plan de travaux « Internes » qui relèvent plus de défaut d’entretien courant (actions à mener en interne ou prise éventuelle de contrat d’entretien)
  • Une programmation de travaux (à court terme (à moins de 3 ans par exemple), moyen terme (de 3 à 6 ans), à long terme (à + de 6 ans)
  • Une hiérarchisation/regroupement des travaux
  • Étude des possibilités de subventions (Amélioration des Performances Énergétiques)
  • Besoin en construction

Ce qu’il faudrait également

  • Assistance pour le lancement des consultations
  • Assistance pour le suivi des travaux
  • Assistance pour la gestion des contrats et la maintenance au travers d’un outil de gestion technique
  • Assistance pour le suivi et l’organisation de la maintenance préventive
  • Refaire l’audit technique 3 ans après

MILLE SABORDS ! Fin Infra et son outil Excel (suite)

Nous vous avions raconté dans un précédent post comment FIN INFRA, la cellule du ministère de l’économie avait procédé à un ménage d’hiver pour ôter toute référence à la company Marsh de son simulateur Excel utilisé par les collectivités pour justifier les PPP de plusieurs centaines de millions d’€, voir 1 milliard pour le cas de nos écoles.

Bon bah c’est comme le sparadrap du capitaine Haddock, le ménage est fait … presque fait … il reste encore un petit bout : dans les propriétés du document Excel, la société renseignée demeure toujours : « Marsh & McLennan Companies » … dommage …

Le document est téléchargeable sous la dénomination « Modèle financier v5-1 » ici :
https://www.economie.gouv.fr/fininfra/epmr

Bon maintenant, nous allons voire temps de réaction des parisiens du ministère Ministère de l’Économie et des Finances, de l’Action et des Comptes publics

Nous sommes le mercredi 27 mars, et il est 10h31. Allez …

En tout cas, nous, nous vous donnons rendez-vous devant le conseil municipal lundi matin à 7h43 pour le deuxième conseil municipal de l’année !

Marsh : https://www.marsh.com/lu/fr/about-us/who-we-are.html
mais aussi : https://www.latribune.fr/…/le-courtier-marsh-transige-au-pr…